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En entreprise, et plus particulièrement dans les grandes organisations, l’environnement de travail est parfois fortement désorganisé et souvent hostile. On observe aussi le management de l' »excuse ». Pourquoi ? Parce que l’organisation et le management en particulier dysfonctionne. Quand on demande pourquoi le travail ne se fait pas, les salariés et les managers disent souvent qu’ils n’ont jamais été correctement formés !

Alors que les Millennials deviennent managers et aspirent à devenir leader, en quoi les softs skills sont une force ?

Que se passe-t-il dans les organisations d’entreprises ?

La rentabilité et l’aspect financier est l’objectif numéro 1 des organisations qui perdent d’ailleurs à la fois de l’argent et des clients. Mais 9 fois sur 10 on s’aperçoit que le problème était plus profond que les problèmes financiers. « Quelque chose du côté de la culture est brisé » !

En l’absence de valeurs d’entreprise claires, les ressources humaines se concentrent uniquement sur les tâches administratives et la formation est déterminée individuellement par les budgets des managers sans pilotage globale et c’est un problème.

Rupture culturelle et softs skills

Cette rupture culturelle amène à un projet de changement de culture en introduisant une formation en soft skills sur le leadership, la communication, la collaboration et la résolution de problèmes ainsi que les changements financiers et opérationnels.

L’entraînement et la formation aux compétences non techniques doit mettre l’accent sur un grand nombre d‘aspects émotionnels du leadership, comme l’utilisation de l’écoute active, celle ci doit être mise en œuvre avec authenticité pour réussir.

La formation de qualité aide à changer de manière significative la façon dont les gens se comportent, ils deviennent des salariés du changement pour l’entreprise. »

L’effet sur les employés dans l’entreprise peut être fort. Cela permet d’accroitre la rentabilité, le chiffre d’affaires par plus l’engagement des employés. L’effet est double , pour les managers  les salariés et les managers des managers.

Quels résultats pour les compétences non techniques ?

Dans toutes les entreprises, on sous-estime l’importance des compétences non techniques pour le succès de l’entreprise. L’entreprise est un lieu commun ou nous devons travailler ensemble. Pourquoi les chefs d’entreprise n’ont pas les moyens de s’investir dans la formation aux compétences non techniques ?

Il ne faut pas oublier que : Quel que soit son rôle dans l’organisation, le succès revient à la capacité à collaborer et à établir des relations

Les professionnels de l’apprentissage dans tous les secteurs semblent être d’accord. Pour les managers et les Leaders, le développement personnel est l’objectif numéro un de leur organisation. Le coaching, la communication en leadership et la collaboration d’équipe sont donc des compétences spécifiques.

l’un des défis consiste à identifier ces lacunes de compétences chez les employés. Vous pouvez dire à partir d’un curriculum vitae ou d’une expérience de travail si un candidat peut programmer un logiciel ou créer des tableurs, mais quand il s’agit de déterminer s’il peut parler publiquement, diriger une équipe ou collaborer efficacement, cela devient plus compliqué

Ces compétences ne s’intègrent pas facilement dans une discipline, mais elles sont vitales pour tous

Parce que ces compétences dites « softs skills » sont applicables dans presque tous les aspects de l’entreprise, il faut les intégrer dans le développement du leadership, en utilisant souvent ce que l’on appelle «apprentissage basé sur les erreurs» pour aider les apprenants à voir où ils échouent.

Par exemple : dans ces cours, les participants sont placés dans des situations difficiles et chargés de résoudre les problèmes en groupe.

Le cours est conçu pour souligner l’importance du travail d’équipe et faire des suppositions éclairées sous pression. N’oublions pas que l’inaction est pire que l’action !

Le « cas pratique » est une expérience viscérale qui reproduit comment les participants prennent des décisions dans la vie réelle et les choque dans la réalisation où leurs compétences de communication et de leadership manquent. Ce choc est une première étape importante pour changer les comportements et développer les compétences « softs skills ».

Les compétences non techniques « softs skills » mènent le business et le management

Développer de solides compétences en leadership et en communication n’est pas seulement utile pour les managers qui dirigent des équipes internes. Cela peut avoir un impact réel sur l’ensemble de l’entreprise, en particulier pour des sociétés dont les clients comptent sur leurs consultants pour obtenir des conseils.

Bien que les employés dans une entreprise doivent être au courant des dernières tendances technologiques et des données du secteur , ils doivent également être en mesure de communiquer ces tendances et d’établir des relations avec les clients et les équipes interfonctionnelles. Sans compétences professionnelles et de renforcement des relations, ils ne seront pas aussi efficaces

Dans les entreprises, il ne suffit pas de tout savoir sur un secteur ou un métier et d’être techniquement très compétent, la façon dont les salariés et consultants fournissent cette information aux clients est tout aussi importante.

Dans un monde globalisé ou tout va très vite, Avec le rythme rapide des changements et des perturbations sur les marchés mondiaux, il est vital que les managers et les dirigeants aient les compétences pour anticiper, prédire et s’adapter au changement.

Les compétences non techniques « softs skills » et les compétences techniques sont les deux faces d’une même pièce

L’investissement de l’entreprise dans la formation aux compétences non techniques « softs skills » doit être soutenu par l’équipe de direction. Les enquêtes régulières sur l’impact de la formation dans l’ensemble de l’organisation montrent des corrélations fortes entre les leaders ayant des compétences  « softs skills » et le niveau d’engagement de leurs équipes.

Compétences du 21ème siècle ?

Offrir une formation aux compétences non techniques « softs skills » dès le début du processus de développement de carrière devient de plus en plus important à mesure que les membres de la génération Y et les candidats de la génération Z inondent le marché du travail. Les étudiants d’aujourd’hui sont encouragés à développer leurs compétences en sciences, en technologie et en mathématiques s’ils veulent trouver un emploi mais, par conséquent, la formation en compétences non techniques « softs skills » semble souffrir.

Malgré le fait que l’Association nationale d’éducation a identifié les 4 C (pensée critique, communication, collaboration et créativité) comme les compétences les plus importantes dont les jeunes ont besoin pour réussir sur le lieu de travail, la plupart des diplômés universitaires ne sont pas prêts et formés.

Dans un rapport Payscale 2016 sur la préparation aux compétences de la main-d’œuvre, les recrtuteurs ont énuméré la pensée critique, la résolution de problèmes, l’attention aux détails et le leadership comme les compétences manquant le plus chez les jeunes demandeurs d’emploi.

Ce fait doit forcer les entreprises à intensifier les programmes de formation de nouveaux employés afin de combler le fossé, et à montrer aux jeunes travailleurs que l’entreprise investit dans leur avenir. Il faut promouvoir le développement du leadership pour les nouveaux employés afin d’engager la génération Y et de positionner l’entreprise comme un employeur de choix pour la prochaine génération.

Nous développons des talents capables d’anticiper, d’innover et de prospérer dans une économie en constante évolution, il faut que les recrues voient que les entreprises donnerons les compétences nécessaires pour avoir confiance en leur lieu de travail.»

Donner des formations en développement du leadership peut donner aux entreprises un avantage concurrentiel lors du recrutement des membres de la génération Y, qui s’attendent à passer rapidement à des rôles de leadership. Une étude menée en 2015 par Hartford a montré que 69% des membres de la génération Y aspirent à devenir des leaders dans les cinq prochaines années et ils ont déclaré que la formation en leadership était le développement de compétences le plus important qu’ils attendent de leurs employeurs.

Quand cela ne se produit pas, ils sont plus susceptibles de partir. L’enquête Millennial 2016 de Deloitte a montré que parmi les milléniaux qui prévoyaient de quitter leur entreprise au cours des deux prochaines années, 71% étaient mécontents de la façon dont leurs compétences en leadership étaient développées, 17 points de pourcentage de plus que ceux qui prévoient rester au-delà de 2020.

L’étude a également révélé que les jeunes employés les plus fidèles sont activement encouragés à viser des rôles de leadership et ont fourni un soutien et une formation suffisants pour occuper ces rôles. «Les enfants du millénaire sont placés dans des rôles de leadership complexes dans des équipes multigénérationnelles et ils sont désireux de développer les compétences nécessaires pour réussir

Bien que l’impact de la formation professionnelle puisse être difficile à mesurer, les avantages à long terme d’avoir des leaders forts et engagés sont incontestables. L’impact d’une bonne formation professionnelle peut également durer beaucoup plus longtemps.

Les compétences techniques deviennent obsolètes. Mais apprendre aux employés comment communiquer efficacement et diriger les équipes permet de bâtir l’agilité et la résilience globales d’une entreprise, ce qui peut faire la différence entre le succès et l’échec.

(Source et traduction d’une partie de l’article « soft is new strong » chieflearningofficer)